Portrait du gypaète barbu

Le nom | Aspect | En bref | Des os au menu | Une livrèe rougeâtre | La réserve | Marquage | Systématique


Gipaète Interreg, 2000
Foto ©: Archiv Nationalpark Stilfserjoch - Klaus Bliem

 

Le nom

Dans la plupart des langues, le nom de l'oiseau se réfère aux plumes disposées sous le bec à la manière d'une barbe. Autrefois, on le dénommait aussi vautour des agneaux, en raison d'une réputation imméritée de voleur d'agneaux.

 Nom anglais

 Bearded Vulture

 Nom allemand

 Bartgeier

 Nom français

 Gypaète barbu

 Nom italien

 Gipeto

 Nom rhétoroman

 Girun, Tschess barbet

 Nom scientifique

 Gypaetus barbatus

 

 

 

Aspect

Le gypaète barbu ne ressemble pas à l'image que l'on se fait d'un vautour. On le confond fréquemment avec l'aigle royal, qui vit dans le même milieu; au vol, il est souvent difficile de distinguer les deux oiseaux.

Le gypaète adulte est plus grand que l'aigle. Ce qui frappe l'observateur quand l'oiseau est en l'air, c'est sa longue queue cunéiforme à son extrémité. Les ailes et la queue sont sombres, la tête et le poitrail clairs et rougeâtres. De près, on dirait vraiment qu'il porte une barbe. Quand il est énervé, un anneau rouge apparaît sur ses yeux.

A l'âge de trois mois, les jeunes sont déjà presque de la taille d'un adulte. Mais leur plumage est différent, tout sombre avec quelques taches plus claires. Ce n'est que beaucoup plus tard (vers 5 à 7 ans) qu'ils portent la livrée d'adulte.

 

 

En bref


 Habitat

 montagnes

 Poids

  5 à 7 kg

 Envergure

 2.7 m

 Distinction des sexes

 impossible (plumage identique)

 Accouplement

 novembre, décembre

 Ponte

 décembre à février

 Incubation

 52 à 58 jours

 Envol des jeunes

 110 à 120 jours après l'éclosion

 Maturité sexuelle

 à l'âge de 5 à 7 ans

 


Des os au menu

Tous les vautours se nourrissent presque exclusivement de cadavres d'animaux (charognes). Le menu du gypaète est encore moins varié: il consomme principalement des os. Mais ce n'est pas un mauvais choix, car ils contiennent 12% de protéines, 16% de matières grasses et de nombreuses substances minérales vitales. De plus, aucun autre animal ne lui dispute cette nourriture qui est indigeste pour la plupart des estomacs, mais que ses sucs gastriques corrosifs parviennent à dissoudre. Il dispose ainsi d'une ressource alimentaire sûre en région giboyeuse.

Le gypaète est capable d'avaler entiers des os de la taille d'une vertèbre de vache. Pour ce qui est des os les plus grands, il les saisit avec ses serres et les emporte pour les lâcher ensuite au-dessus d'un rocher plat (en général sur une pente escarpée). Au terme d'une chute de 50 à 80 mètres, ils se brisent en menus fragments qui peuvent être avalés.

 

 

Une livrée rougeâtre

Longtemps, on s'est étonné de constater que le poitrail et le cou des adultes étaient blancs en captivité et rouge-brun dans la nature. Finalement, on s'est aperçu que la couleur des individus sauvages était due à un fard: pour une raison encore peu claire, ils se plongent dans une mare dont l'eau contient de l'oxyde de fer. Les gypaètes captifs qui disposent d'un tel bain s'y trempent également.

 

 

La réserve

Les gypaètes pondent en général deux œufs à une semaine d'intervalle. Le second poussin, né une semaine après l'aîné, est donc sensiblement plus petit et plus faible. Il sert de "réserve": si le premier œuf est stérile ou que l'embryon dépérit, c'est lui qui sera élevé par les parents. Mais si l'aîné est en bonne santé, il ne tardera pas à tuer son cadet (la nourriture ne suffirait pas pour deux petits). Ce comportement "à la Caïn" réduit le risque d'une année sans descendance.

 

Marquage

Pour mener à bien le projet de réacclimatation, il importe de pouvoir identifier chaque jeune lâché dans la nature. On blanchit donc certaines plumes des ailes ou de la queue selon un code propre à chaque oiseau. Le marquage tient près de deux ans, jusqu'à la première mue. Doté de nouvelles plumes, le gypaète peut encore être reconnu à certains défauts de la livrée ou à des comportements particuliers, que les ornithologues remarquent parfois, surtout chez de vieux individus.

 

Systématique

Le gypaète barbu fait partie du groupe des rapaces. Dans le détail, les systématiciens ne sont pas encore d'accord sur la classification des oiseaux de ce groupe. Le Centre suisse de documentation sur la recherche de la faune (SWIS).

classe le gypaète de la manière suivante

 Nom français

Nom scientifique

 

 

 

Embranchement

cordés

Chordata

  Sous-embranchement

vertébrés

Vertebrata

    Classe

oiseaux

Aves

      Ordre

rapaces

Accipitriformes

        Famille

accipitridés

Accipitridae

          Genre

Gypaetus

Gypaetus

            Espèce

gypaète barbu

Gypaetus barbatus

 

 

 

              Sous-espèces

gypaète européen / asiatique

Gypaetus barbatus barbatus

 

gypaète africain

Gypaetus barbatus meridionalis







 


last update:
07.01.2013

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